Des chercheurs américains mettent en garde contre l’augmentation de la fréquence des importantes tempêtes et inondations, qui jusqu’à présent ne surviennent en moyenne qu’une fois par siècle.
Les catastrophes naturelles se font si nombreuses à travers le monde qu’on ne les compterait même plus. L’an passé, pour ne mentionner que les événements les plus marquants, l’Australie a subi d’importantes inondations, le Japon a été frappé par un tsunami hors norme, la Corne de l’Afrique a été dévastée par la pire sécheresse enregistrée depuis 60 ans, et les Etats-Unis ont connu une série de tornades sans précédent. Il y a par ailleurs tout lieu de croire que le réchauffement climatique ne fera qu’augmenter la fréquence et l’intensité de ce type d’événements.
Aussi aux Etats-Unis, pays régulièrement frappé par de nombreux phénomènes météorologiques intenses qui lui coûtent de plus en plus cher, des scientifiques se penchent sur les perspectives d’avenir, l’idée étant que si l’on ne peut empêcher le changement climatique et ses conséquences dévastatrices, il faut au moins tout mettre en œuvre pour s’y adapter. Des chercheurs du prestigieux MIT de Boston (l’Institut de technologie du Massachussetts) et de l’Université de Princeton (New Jersey) ont analysé en profondeur certaines tempêtes particulièrement violentes, ainsi celle provoquée par l’ouragan Irene l’été dernier, qui historiquement ne surviennent qu’une fois tous les 100 ans en moyenne.
Dans une étude publiée hier par la revue Nature Climate Change, les scientifiques ont établi divers scénarios en fonction des prévisions climatiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à l’horizon 2100. Malgré quelques variations dans chaque scénario, ils ont conclu que ce qui était jusqu’alors des « tempêtes du siècle » surviendront dorénavant tous les 3 à 20 ans en raison du changement climatique.
Et par « tempête du siècle », les chercheurs entendent des inondations importantes, atteignant par exemple les deux mètres dans la ville de New York (sur laquelle ils ont concentré leur étude). Ils ont par ailleurs élargi leurs prévisions aux tempêtes surgissant – jusqu’à présent – tous les 500 ans en moyenne et qui provoquent des inondations atteignant trois mètres de haut, toujours à New York. Selon les résultats de leur étude, de tels phénomènes surviendraient tous les 25 à 240 ans en fonction des évolutions climatique futures.
Or les digues qui protègent actuellement la ville de New York ne dépassent pas les 1,5 mètre de hauteur, souligne Ning Lin, auteur principal de l’étude, qui sur le site MIT News insiste sur le fait que « quand on construit des immeubles, des barrages ou d’autres structures sur la côte, il est nécessaire de savoir à quelle hauteur on doit ériger la digue ». Le Japon, pour ne citer que lui, en sait quelque chose…
Source : zegreenweb.com





