L'hôtel de Ville de Lyon a accueilli ce mercredi le forum préparatoire à Rio+20. A cette occasion, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon a reçu les présidents du Congo et du Niger Denis Sassou Nguesso et Issoufou Mahamadou.
Autres invités de marque, le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf, Jean-Pierre Raffarin, membre permanent au conseil de la Francophonie et Brice Lalonde, coordinateur exécutif de la conférence des Nations Unies sur le développement durable. Ecologie, climat et francophonie y ont été abordés.
"Lyon est la ville française qui représente au mieux la francophonie", s’est réjouit Gérard Collomb. Pour le sénateur-maire de Lyon, cela ne fait aucun doute, sa ville est "la mieux placée" pour accueillir à terme ce forum écologique et francophone. L'agglomération lyonnaise a en effet un grand nombre d'organisations et de coopérations décentralisées avec des pays francophones. Côté écologique, un plan climat a été lancé par la Ville il y a deux semaines.
Les deux chefs d'Etats africains ont également tenu des discours positifs sur les avancées climatiques et écologiques dans leurs pays respectifs. "La nature est très importante, il faut apprendre à l'aimer et à la respecter. On tente d'éduquer les enfants congolais dans ce sens" explique le président du Congo Denis Sassou Nguesso. Même son de cloche du côté du président nigérien Issoufou Mahamadou : "Le Niger essaye actuellement de produire de l'énergie hydroélectrique." Ses avantages : elle est "propre" et "bon marché".
Problèmes irrésolus
Les engagements écologiques et économiques pris à Cancun ont été respectés, le Congo a créé un fond financier avec la Grande-Bretagne et la Norvège pour résoudre le problème de la déforestation dans les trois bassins les plus touchés. Mais les deux gouvernements africains présents lancent tout de même un "appel au don international". Pour eux, la déforestation est devenu un "sujet mondial". Et si le Congo et le Niger s'efforcent de préserver la planète, les problèmes climatiques et écologiques demeurent. "Les pays pollueurs comme l'Europe et les Etats-Unis ont une grande responsabilité là -dedans", rappelle le chef d'Etat congolais. Et de "plus grands efforts sont aussi et encore à fournir de la part de nos deux pays", ajoutent les présidents africains. Gérard Collomb est d'accord avec eux : "Nous devons réduire les émissions de gaz à effets de serre. Et pour cela, une solidarité nord/sud semble indispensable".





